C'est une randonnée
magnifique qu'il faut parcourir à la fin de l'hiver, lorsque les oliviers,
les citronniers et les orangers qui la bordent sont chargés de fruits.
Elle descend des montagnes du Mercantour jusqu'à la Méditerranée,
se faufilant en balcon d'une vallée à l'autre, et jouant à
villages perchés entre les pinèdes et les oliveraies. Ce fut
notamment, pendant plusieurs siècles, la plus importante des routes
du sel du Comté de Nice, source de prospérité aussi durable
qu'exceptionnelle.
Aujourd'hui,
notre chemin est celui des plus beaux villages perchés de la Côte
d'Azur et de l'arrière-pays Niçois. C'est aussi, à travers
les chapelles peintes et les rétables des églises, celui d'une
passionnante école de peinture régionale, les Primitifs Niçois,
dominée par le génie de Louis Bréa. C'est enfin celui
d'une architecture religieuse marquée, chose rare en France, par le
triomphe et les fastes du Baroque